La Folle journée ou le Mariage de Figaro
« La folle journée », soit vingt-quatre heures de ruses, de portes qui claquent et d'insolence, dans la comédie qui, dit-on, précipita la Révolution. Léna Bréban la met en scène, avec Philippe Torreton, magistral en Figaro.
Figaro doit épouser Suzanne. Encore faut-il que le comte Almaviva renonce à un droit qu'il avait pourtant lui-même aboli et cesse de courtiser la jeune camériste. De cette contrariété naît la mécanique la plus virtuose du théâtre français, quiproquos en cascade, travestissements, billets détournés, jardin plongé dans la nuit.
Sous la comédie court une charge d'une audace inouïe. Le monologue de Figaro au cinquième acte, « parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie », reste l'une des pages les plus explosives jamais dites sur une scène. Louis XVI l'avait compris, lui qui interdit la pièce pendant six ans.
Beaumarchais invente aussi des figures d'une modernité stupéfiante : Suzanne, plus fine que tous les hommes réunis et la Comtesse dont la mélancolie annonce déjà un autre siècle. Frappée par l'actualité de ces rapports de domination, Léna Bréban réunit autour de Philippe Torreton une troupe qui fait entendre la drôlerie et la violence mêlées. Pour ne pas en pleurer, elle nous invite à en rire.
Production : La Scala Productions & Tournées.
Coproduction : Théâtre National de Nice.
Avec le soutien de la Scène nationale de Chalon-sur-Saône
Comédie en cinq actes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais.
Créée le 27 avril 1784 à la Comédie-Française.
Léna Bréban Adaptation, mise en scène
Ambre Reynaud Assistante à la mise en scène
Emmanuelle Roy Scénographie
Alice Touvet Costumes
Denis Koransky Lumières
Victor Belin Musique
Victor Belin, Raphaël Aucler Création sonore
Julie Poulain Perruques
Philippe Torreton Figaro
Marie Vialle Suzanne
Grétel Delattre La Comtesse
Pascal Vannson Le Comte Almaviva
Catherine Allégret Marceline
Jean-Jacques Moreau Bartholo
Antoine Prud’homme de La Boussinière Chérubin
Salomé Dienis Meulien Fanchette
Jean-Yves Roan Antonio
Durée : 1h45